L’Atlas linguistique de la Wallonie est un projet presque centenaire; plusieurs générations de chercheurs ont signé des volumes (10 parus), dont chacun possédait sa propre sensibilité. Néanmoins, un canevas général de la microstructure peut être dégagé, que nous illustrons par la notice fils, issue du dernier volume paru (Baiwir, 2011).

Les notices présentent de façon systématique certaines informations, telles que (1) le numéro et le titre de la notice en majuscule, suivi éventuellement de la mention de la carte s’y rapportant. Sous ce titre sont mentionnées (2) les phrases du questionnaire général (Q.G.) telles qu’elles ont été soumises pour traduction aux témoins; il s’agit là du pivot entre l’enquête et la publication, qui permet de garder un lien entre la notion traitée et l’objet du monde.

(3) L’introduction livre, en principe, les clés qu’a choisies le rédacteur pour présider à l’organisation de la matière dans le tableau des formes. Le critère de classement prédominant peut être historique, géographique, sémantique ou motivationnel, etc. L’introduction permet au lecteur d’aborder le tableau des formes avec une idée de ce qu’il va y trouver, mais attire aussi son attention sur des faits saillants, tels que des formes atypiques ou intéressantes, à quelque titre que ce soit.

Avant la liste des formes, (4) un paragraphe introduit par un petit losange signale l’éventuelle présence de la notion dans les principaux atlas englobant (ALF) ou jouxtant notre territoire (ALPic.; ALCB; ALLR; Brun., Enq.), ainsi que les renvois bibliographiques qui concernent l’ensemble de la notice (c’est, par exemple lorsqu’un seul type apparaît, le cas du renvoi au FEW).

On aborde ensuite (5) le tableau des formes, présentant de façon exhaustive les matériaux et leur localisation, sous forme de paragraphes numérotés – la numérotation étant elle-même une façon de structurer les données: des lettres majuscules distinguent les types; au sein des paragraphes, des subdivisions isolent les formes composées, suffixées, réinterprétées, etc. Si cela est éclairant, il est encore possible de subdiviser ces sous-paragraphes, par exemple pour mettre en valeur deux traitements phonétiques. Enfin, au sein d’un paragraphe, une (ou deux) barre(s) verticale(s) permettent de séparer les différentes variantes phonétiques.

(6) Les notes éclairent les matériaux aux niveaux étymologique, phonétique, lexicographique, encyclopédique, ethnographique. C’est là, également, que sont intégrées les citations des nombreux dictionnaires locaux ou les renvois vers le FEW. Cet espace permet également à chaque rédacteur d’exprimer sa sensibilité à l’un ou l’autre aspect du lexique.

Enfin, lorsque c’est pertinent, une carte est adjointe à la notice. Celle-ci donne littéralement à voir l’organisation géographique des matériaux, elle-même symptômatique de l’histoire de ceux-ci. Le choix des symboles doit normalement guider la lecture de la carte, de même que la légende.

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