L’ALW a pour ambition de publier les matériaux belgoromans récoltés grâce à une enquête orale par traduction. Le questionnaire, composé de 2100 questions à traduire, fut élaboré par Jean Haust, sur le modèle des questionnaires de Gilliéron pour l’ALF et de Charles Bruneau pour son Enquête linguistique sur les patois d’Ardennes (Paris, 1914-1926). Le principe garantissant la valeur de ces matériaux est celui de l’identité (ou quasi-identité) de signification des données de chaque point d’enquête. Ce postulat d’équivalence permet de comparer entre elles les formes.

C’est Jean Haust qui conduisit la plus grande part des enquêtes (en 210 points d’enquête, entre 1924 et 1946). À sa mort, ses disciples, sous l’impulsion de Louis Remacle, continuèrent les enquêtes en plus de 100 nouveaux points, jusqu’en 1959. Dans le même temps, Remacle commença la publication de ces matériaux, en préparant le premier volume de l’ALW, consacré aux phénomènes phonétiques.

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